Ccil, ses pinceaux et sa souris

Graphisme, illustrations et bla-bla.

10 juin 2008

Mais au fait cette expo à Tours ?

Et bien l'expo en elle-même, on n'a pas été gâté par le temps, pluie et orage tout l'après-midi ce qui n'a pas aidé les gens à se motiver pour sortir de chez eux. Et comme ça se déroulait en extérieur (à couvert mais dehors quand même), on a eu plus de soucis à protéger les différents stands du vent et de l'eau qu'à contrôler la foule immense en délire. Mis à part ça, c'était quand même sympa. Bon, je n'ai pas trouvé de clientèle pour mes travaux mais pas grave. C'est vrai quoi, c'était ma première exposition et c'est bien connu les premières fois c'est jamais super.
J'ai quand même rencontré des gens sympas alors je vais leur faire un peu de pub (héhé).
Il y avait donc lors de cette Première Journée Equitable :
    - La jeune maison d'édition tourangelle L'aile et la Plume qui présentait via Patrick Bourreau (directeur de publication) son premier ouvrage "Toutes les chattes ne sont pas grises, même la nuit" par Joëlle BORREL (en vente sur le site, un résumé ici).
    - L'association Sol et Sud qui incite à l'éducation au commerce équitable (le site et le blog).
    - L'association Senami (asso franco-béninoise) qui développe et soutient les projets de vie professionnelle des jeunes Béninois (le blog).
    - L'atelier d'artisanat CRAFT ART qui fabrique des cadres et autres petits objets de déco en carton recyclé et en collaboration avec des artisans de Madagascar et du Bangladesh (une petite fiche info ici).
    - Alexfrance qui présentait ses sacs écolos en jute 100% recyclables avec pour but de remplacer les sacs en plastique dans la grande distribution et les entreprises (le site).
    - Divers artistes locaux qui exposaient leurs peintures et qui reversaient une partie des gains à l'asso présente de leur choix.
    - Et enfin, Opération Brésil (que je ne présente plus, si ? bah allez lire ma rubrique Mon Brésil :) ), qui n'a pas encore de site internet :(.

Voilà, voilà :)

Posté par C_point à 13:01 - Mon Brésil - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mai 2008

Dernier rappel !

Petit et dernier rappel pour la soirée et l'expo en faveur d'Opération Brésil (et aussi du commerce équitable) de ce soir et demain à Tours.
Ca se passe toujours au centre commercial de Montjoyeux (Tours Sud) de 19h jusqu'au bout de la nuit ce soir et de 10h à 19h demain.

Ce soir, à la brasserie "Le Montjoyeux", c'est une soirée au bénéfice d'Opération Brésil (tarif d'entrée 2€ + le prix du repas) :
- repas à partir de 19h, au menu : Feijoada, un plat typiquement brésilien (au tarif habituel de la brasserie)
- à 20h30 les musiciens locaux sont à l'honneur avec :
    - à 21h une démonstration et initiation à la Salsa par SALSA RICA
    - et de la musique afro-métissée avec SIRI FOLA

Demain Samedi au même endroit de 10h à 19h (entrée libre) :
- Exposition-vente avec la participation de :
    - quelques artistes locaux,
    - SOL & SUD (sensibilisation au commerce équitable),
    - OPERATION BRESIL (présentation des chantiers des jeunes au Brésil),
    - CRAFT ART (cadres en carton recyclé),
    - SENAMI (association franco-béninoise),
    - L'AILE ET LA PLUME (société d'édition équitable),
    - ALEXFRANCE (sacs en jute pour les collectivités et les entreprises)

- à 17h : ventes aux enchères d'une (peut-être plusieurs) oeuvre originale.

Voilà, voilà, j'y serais. D'ailleurs mon train est dans pas longtemps donc, hop! ça y est je suis partie.

Posté par C_point à 14:32 - Mon Brésil - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mai 2008

Des news pour la soirée-expo des 30 et 31 mai

Des petites news et rectifications concernant la vente aux enchères au profit d'Opération Brésil :

  • les artistes-illustrateurs-peintres-photographes souhaitant participer à l'expo et/ou à la vente aux enchères peuvent venir de toute la France ! (et non plus uniquement d'Indre et Loire comme annoncé précédemment). Toujours se manifester auprès de moi qui transmettrai si vous êtes intéressés.
  • la vente aux enchères se fera avec une mise à prix de départ qui reviendra à l'auteur de l'oeuvre, les bénéfices des enchères étant versés à Opération Brésil. Par exemple, l'auteur estime son oeuvre à 25 €, du coup la mise à prix pour l'enchère est de 25 €. Si à la fin des enchères le total est supérieur (ça serait mieux, hein), mettons 40 €, alors l'artiste remporte ses 25 € de mise à prix et les 15 € de bénéfices vont à Opération Brésil. C'est cool, non ? Bon, faut pas surestimer le pouvoir d'achat des français et donc pas établir une mise à prix trop haute sinon ça ne partira pas. Et si vous voulez carrément faire le don d'une oeuvre (sans mise à prix) bah c'est carrément possible aussi ! A vous de voir !

Voilà, j'espère que ça va vous motiver un max !
De mon côté, normalement j'y serais, et je vais chercher (ou faire) quelques peintures à vendre. Donc si vous voulez avoir l'occasion d'acheter un truc de moi, bah faut viendre ;)

Pour rappel, le post où je dis où ça se passe.

Posté par C_point à 14:59 - Mon Brésil - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mai 2008

Soirée Samba et exposition pour Opération Brésil à Tours

1314804772_l

Je vous ai déjà parlé d'Opération Brésil, l'ONG tourangelle qui m'a permis de partir un mois au Brésil en 2006. Pour vous remettre dans le bain, cette ONG permet de faire partir un groupe d'une vingtaine de jeunes à Belo Horizonte pour construire, assainir et rénover des crèches dans les favelas qui entourent la ville. Chaque année, le groupe doit recueillir l'argent nécessaire à un tel voyage en faisant des petites actions, appels aux dons, soirées... (plus de détails en lisant mes billets sur ce sujet dans la catégorie Mon Brésil à droite).

Aujourd'hui, Opération Brésil a besoin de vous ! Oui vous, mes fidèles lecteurs des quatre coins du Web. Et pour deux choses sympa (non, ça fait pas mal).
La première chose, c'est une soirée mangeage + musique + samba le 30 mai, et la deuxième, c'est une expo d'artistes locaux (de Tours et du 37) avec, s'il y a des dessineux volontaires, vente aux enchères d'oeuvres au profit d'Opération Brésil le 31 mai.
Voilà le programme provisoire, ce sera plus facile :

La soirée a lieu à la brasserie "Le Montjoyeux" (centre commercial de Montjoyeux, Tours Sud,
prendre la direction du lycée Grandmont et continuer en direction A10 St Avertin).

Le prix de l'entrée est fixé à 2€ par personne, uniquement pour la soirée.
Pour le repas, c'est le tarif de la brasserie (soirée à thème spéciale Amérique du Sud).

Horaires :

Soirée du 30 mai : repas à partir de 19 heures, au menu FEIJOADA (plat brésilien)

Animation de 20h30 à 21h : artistes du quartier

A partir de 21h :

1/ SAMBISTA (à  confirmer) : danseuses de Samba

2/ SALSA Rica - démonstration + initiation Salsa en couple

(d'autres groupes sont en cours de contact, en attente de confirmation)


Journée du 31 mai : de 10 heures à 19 heures

Exposition peintures, photos, associations diverses, commerce équitable et
travail en destination des pays du Sud, notamment Opération Brésil.

(vente aux enchères au profit d'Opération Brésil sous réserve d'avoir des artistes volontaires pour faire don de quelques dessins, peintures ou autres...)

L'idée c'est de faire connaitre les artistes locaux (département 37, Indre-et-Loire),
tous domaines d'expression confondus.

Bien sûr, une thématique "Amérique du Sud" serait très appréciée mais rien d'obligatoire.

Voilà.
Viendez nombreux à la soirée du 30, vous verrez, la Feijoada c'est vachement bon et danseurs dans l'âme ou pas, vous ne pourrez pas rester assis très longtemps avec les groupes annoncés.

Et si vous êtes un dessineux du 37 et que vous voulez avoir une petite vitrine sur votre travail, dites-le moi dans les commentaires, je vous mettrai en relation avec Karine, l'organisatrice de cette soirée. Et si vous êtes prêts à mettre aux enchères quelques-uns de vos travaux pour Opération Brésil, c'est encore mieux !

Faites passer le message autour de vous, un petit lien sur vos blogs ou sites, il faut du monde à cette soirée ! Merci d'avance. Je vous tiens au courant s'il y a des modifications dans le programme.


Posté par C_point à 13:23 - Mon Brésil - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 juin 2007

Bon courage Opé 8 !

Juste un petit post comme ça, pour souhaiter bon courage au huitième groupe de jeunes qui va vivre un mois de chantier dans les favelas de Belo Horizonte grace à l'asso Opération Brésil (d'ailleurs, ils doivent être dans l'avion ou en route vers Roissy).

Haut les coeurs Opé 8, ce qui vous a été dit pendant toutes vos réunions préparatoires n'est rien comparé à ce que vous allez vivre ! Que du bonheur, vivez ce mois à fond, à 1000 %, gravez chaque minute dans votre coeur et votre mémoire, c'est le plus beau voyage que vous ferez !

Ce que j'aimerai être parmis vous... bande de veinards.

De mon côté, je sais que ça fait très longtemps que je n'ai pas raconté mon voyage sur ce blog. J'ai les images en tête, comme si j'y étais. Les sons, les odeurs, les couleurs... tout me revient en mémoire. Si tout s'était déroulé comme prévu (trouvage de travail et compagnie), j'aurais sûrement fait partie de cette 8e édition. Du coup, revenir en arrière pour raconter... j'aimerai... mais bon... pas facile.

Posté par C_point à 06:07 - Mon Brésil - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 avril 2007

Le jour où on a commencé à travailler.

Parce que bon, c'est pas tout ça de prendre l'avion mais on est pas au Brésil pour danser la Samba ! (enfin si, un peu, mais c'est une autre histoire).

Donc, le lendemain de notre arrivée à Belo, levé à 7h du mat', au garde à vous et en tenue de combat travail, petit dèj (petits pains tout chauds, beurre, jambon, biscuits, jus de divers fruits inconnus, café...) et hop, dans le bus direction le chantier. D'ailleurs, nous avons notre bus et notre chauffeur à nous pour tout le séjour, grâce à la préfecture de Belo qui nous aide financièrement en nous attribuant ce transport. Et puis ça ne déplait pas à Edson, notre chauffeur, avec qui on se liera d'amitié.
Il faut que je précise que sur 7 ans d'existence de l'asso "Opération Brésil", c'est la première année que la préfecture de Belo s'implique autant. Nous avons la chance de travailler avec des ouvriers brésiliens, d'avoir le matériel (ciment, briques...) fournit sur place contrairement aux autres années où le groupe devait aller à droite à gauche pour trouver un sac de ciment et trois briques. Nous avons l'assurance que les ouvriers continueront à travailler après notre départ, ce qui fait que le chantier risque fort d'être fini avant la prochaine "Opération", contrairement aux années précédentes où le chantier restait comme l'asso l'avait laissé en partant pendant 11 mois pour n'évoluer que l'"Opération" suivante. Et puis, on a Edson, qui est très rigolo (même si on comprend pas tout) et qui s'amuse à passer très vite sur les nombreux nids de poule de la route pour nous faire sauter comme des crèpes à l'arrière du bus. Ca le fait rire, nous aussi mais en prime on a mal au cul.

Bref, en arrivant sur le chantier, il n'y a que les filles (5) et deux gars (Thomas et Damien) qui descendent. Pis Bigadou (Olivier) aussi, histoire qu'on ait un "grand adulte responsable" avec nous. Jean-Yvo et le reste des gars vont sur un deuxième chantier. Pas glop si on ne peut pas être tous ensemble. Du coup, Paskol va passer un peu de temps à convaincre le préfet de nous réunir sur un seul chantier, mais en attendant... voilà.

Je vous présente la crèche Casinha Féliz, La Petite Maison du Bonheur (à ne pas confondre avec celle dans la prairie), située en centre-favelas et accueillant des enfants de 3 à 7-8 ans. C'est un chantier de rénovation, c'est à dire que les bâtiments tiennent debout et que le travail consiste principalement en peinture, pose de carrelage et un peu de plomberie. Et puis plus tard, un peu de charpente et la pose d'un toit en tuile, ce qui est toujours mieux qu'un toit en tôle niveau chaleur.

IMG_1008
(bon, c'est vrai, l'architecture est un peu space...)

Le beau mur vert, c'est nous qu'on l'a peindu !! Bon, sinon, là, vous voyez une petite allée qui mène à la sortie sur la rue. Je n'ai pas beaucoup de photos montrant clairement les lieux, faut dire qu'on travaillait...

DSC04668
(là, c'est la cour de récré normalement...)

DSC04672
(là, c'est moi et Vignada en train de peindre une fenêtre. Et en plus je prends super bien la pose !)

DSC04676
(Deux ouvriers : Nelson à droite et il me semble que c'est Pinocchio à gauche)

Petite histoire sur cette pièce ravagée. Avant cette photo, il y avait une chape de béton et du carrelage qui recouvraient le sol. Mais bon, tout ça c'était bien vieux et puis de toute façon pour mettre du nouveau carrelage, il faut enlever l'ancien. Donc, pendant que les filles étaient occupées à peindre des fenêtres, les deux gars (Dam et Thomas, pas Bigadou qui devait faire la sieste quelque part) se sont attelés à la démolition du sol à la main. Enfin, avec des barres à mines, marteaux et burrins quand même, mais quand je dis à la main c'est sans outils électriques genre marteau-piqueur. Bon, je me doute que vous avez deviné que casser une chape de béton au marteau, c'est pas super facile et très crevant.
Donc, au bout d'un moment, les deux gars étaient complètement crevés. Ils avaient fait la partie du fond, au niveau de la fenêtre. Et ils sont venus nous voir tout penaud. En même temps, du côté des filles, peindre des fenêtres c'est vachement chiant, pis faut voir la tronche des fenêtres. Donc nous, on avait bien envie de lâcher le pinceau et de se défouler un peu. Sauf Vignada, qui avait peur de se casser un ongle. Bref. Du coup, ce sont quatre filles qui se sont acharnées sur le reste de la pièce sous le regard étonné de Nelson. Et vas-y que je te casse tout ça !! Bon au bout de 5 minutes on avait des méga ampoules aux mimines et j'ai failli me casser un doigt, mais on a fini la pièce et on s'est bien défoulées ! Maintenant, allez les mecs, vous allez me passer un coup de balai là dedans, c'est un peu poussiéreux, non mais !

à suivre...

Posté par C_point à 17:44 - Mon Brésil - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 mars 2007

Au fait, c'est où Belo ?

C'est sur la Terre. Là, regardez :

bresil

Posté par C_point à 05:52 - Mon Brésil - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le jour où j'ai fait 15 000 km en 48h.

(Enfin 15 000 km, je ne suis pas sûre mais je ne dois pas en être très loin.)

Voici notre itinéraire : Tours -> Paris Roissy-Charles de Gaulle -> Francfort (Allemagne) -> Sao Paulo -> Belo Horizonte.

La première étape franco-française se fait en minibus. On part de Tours vers 11h ce Mardi 27 Juin 2006 et après une pause casse-croute sur une aire d'autoroute, on arrive à Roissy vers 14h. L'ambiance est bonne, détendue. Je pense que personne ne se rend réellement compte que le lendemain soir on dormira au Brésil. C'est tellement loin dans l'espace mais en même temps tellement proche dans le temps que nos cerveaux ont du mal à calculer la chose. Du coup, l'ambiance ressemble un peu à une colo qui part à la pêche au poisson-dromadaire. On ne sait pas ce que c'est mais on y va gaiement.
Une fois à Roissy, on va retirer nos titres d'embarquement, on enregistre les bagages et puis... on attend. Et on attend encore. Bah oui, on n'a plus que ça à faire pour l'instant. Il est 14h30 et notre premier vol direction Francfort n'est qu'à 18h15. On a prévu large mais vaut mieux. Moi qui mets les pieds pour la première fois dans un aéroport, je suis curieuse. C'est marrant. C'est un endroit intemporel, tout est tout le temps ouvert. Ce qui fait qu'il vaut mieux avoir une montre sous la main, ou dans mon cas, quelqu'un qui à une montre. C'est aussi un endroit sans nationalité. Ou plutôt avec toutes les nationalités. Ca parle dans toutes les langues, ça bouge, tout le temps. A tel point que quand je vais m'acheter des clopes, je ne sais plus trop quelle langue parler. Effet bizarre déjà, alors qu'on est encore en France. Faut dire aussi que mon manque de sommeil n'arrange rien à l'affaire.
Et puis, ça y est, c'est bientôt l'heure. On se rapproche de la salle d'embarquement, chacun vérifie que tout le monde est là et que personne n'a rien oublié. D'ailleurs, c'est notre règle d'or. Chacun est responsable du reste du groupe.
Voilà, on embarque. Mon premier vol. J'aurai aimé être près du hublot mais je suis au milieu avec à ma droite Vignada plongée dans un bouquin qui me bouche la vue de dehors, et à ma gauche un monsieur qui n'a franchement pas l'air rassuré et qui restera accroché à sa ceinture pendant tout le trajet. J'en profite pour regarder d'un air faussement inquiet la plaquette des consignes de sécurité et d'évacuation en faisant des "oh" et en vérifiant qu'il y a une sortie de secours pas loin. Bon, j'arrête quand le gars commence à pâlir et à suer. (lol) Mais après, c'est pas moi, c'est l'hotesse de l'air qui en rajoute une couche avec ses démonstrations de masques à oxigène et autres gilets de sauvetage... Franchement, les blagues les plus courtes... Décolage, vol de 40 minutes, atterrissage à Francfort. Après réflexion, à part le décolage, l'atterrissage et les quelques turbulences entre les deux, je préfère le Space Mountain de chez Mickey Land.

nuages2
(Oh, des nuages allemands !)

Bon, une fois en Allemagne, on espère que nos bagages sont bien transférés dans le bon avion. On suit Paskol qui, malgré ses courtes pattes, marche vite le bougre. Il cherche une pompe à fumée, un de ces cendriers géants avec aspiration continue des exhalations des fumeurs agglutinés autour. On en passe plusieurs sans qu'il s'arrête. C'est quoi le truc ? Il a le sien perso ? Bon, en fait il cherche en même temps notre prochaine porte d'embarquement, on n'a pas une longue escale (prochain départ à 21h mais avec le temps de passage en douanes et tout ça...). Sauf que celle-ci, on l'a déjà dépassée, faut revenir en arrière. Et nous, on trotine derrière lui, en gémissant des "Steup', Pascal, on peut faire une pause pipi ?" (oui, l'avion, ça donne envie, question de dépréssurisation). Finalement, on trouve la bonne porte, Paskol se trouve son cendrier et enfin, la bande d'envie-de-pipi peut aller se soulager. Quand on revient, à peine le temps de s'en griller une à notre tour, qu'il faut y aller. Deuxième vol, de 11h celui-là, direction Sao Paulo. Dans un vachement plus gros navion.
Avant d'embarquer, on a le temps de voir un bout du match France-Espagne. Enfin, moi, pour ce que j'en ai à foutre du foot... Mais les fouteux du groupe seraient bien restés pour voir la fin.
Dans le gros navion, je suis côté couloir, ce qui me permet d'allonger complètement ma jambe gauche, le luxe. Mais c'est au risque de me la faire emputer sur place si je ne veille pas à la replier avant le passage du chariot repas. Ca plus la couverture de 5cm de large, c'est le grand confort. Bref, si on est tellement serrés en classe éco, c'est pour qu'on se tienne chaud mutuellement. Car il fait froid en avion. Bref, sur 11h de vol (de nuit) j'ai du somnoler 4h. Le reste du temps, bah... j'ai essayé de trouvé une position à la fois à peu près confortable et qui me permette de me couvrir un maximum avec la couverture taille timbre poste. Je m'attendais à ce qu'un film soit diffusé sur les écrans, mais non. On a à peine eu droit à un épisode des Simpsons sans le son et avec des couleurs plus que douteuses. Le reste du temps, on avait notre parcours en temps réel
(arg... 11h de vol) sur un planisphère ainsi que notre altitude, notre vitesse et la température extérieure. Les records sont : 10 000m d'altitude, 900 km/h, -40°C. Passionnant. Quelques fois, entre mes somnolences, le voyant nous indiquant qu'il faut attacher sa ceinture s'allumait. Chouette, des turbulences, enfin un peu d'action ! Et puis, finalement, l'atterrissage en terres brésiliennes. De nuit. Oui, je sais, 21h + 11h = 8h du mat' (jour) mais avec les -5h de décalage, ça fait 3h du mat'. Ce qui fait qu'en ayant volé pendant 11h effectives, on n'a volé que 6h. Ou plutôt, on nous a volé 5h. o_O Bref, j'abandonne, de toute façon j'ai pas de montre. Une fois l'avion arrêté sur la piste, tous les passagers se sont mis à applaudir... (??) C'est quoi, là ? Pourquoi ? C'était son baptème de l'air au pilote ? J'ai comme un doute d'un coup... On débarque dans la froidure (c'est l'hiver là-bas), on récupère nos bagages, on repasse la douane (comme si on avait pu braquer une banque entre le décolage et l'atterrissage). Et là... c'est le drame (rien à voir avec la douane, rassurez-vous). Non, c'est juste que notre dernier vol entre Sao Paulo et Belo Horizonte vient d'être annulé (hiiiii !!! Mais qu'est-ce qu'on va devenir ?). T'inquiète beulette, Paskol gère tout. Enfin en même temps c'est le seul qui parle portugais donc il a plutôt intérêt à assurer. En moins de deux, il nous trouve un autre vol. L'est fortiche, hein ? Le seul hic c'est qu'il faut traverser la ville pour rejoindre le deuxième aéroport à 40 km de là. No problemo, on prend un bus. Enfin le temps de faire tout ça il est 5h, le bus part à 7h30, donc on attend. Et puis enfin. Bus. Je me retrouve à côté d'un brésilien qui travaille en France. Donc v'là que je lui tape la causette, j'explique l'asso tout ça, lui me fait une visite guidée de Sao Paulo avec ses immeubles délabrés, tagués, disparates, les petites maisons proprettes, les buildings flambant neufs et les favelas. Bien sympa. Et puis voilà :

saopaulo

(Fait pas beau à Sao Paulo... Pis fait froid...)

Prêt pour un dernier vol de 1h. On mange un bout avant, Paskol nous a trouvé des Coxinhas ("petites cuisses" arf), un snack typique. C'est un genre de bout de poulet, avec de la purée autour, le tout frit. C'est bon. Lui il en prend pas, le pauvre il s'est chopé une méga rage de dents et il a une joue on dirait un hamster. Et puis comme je le lui dis, les hamsters c'est végétarien, donc pas de poulet-purée. Gniark gniark ! Bref, dernier vol, enfin près du hublot :

nuages1

(Oh, des nuages brésiliens !)

AYÉ !! On est à Belo ! Youpi ! Arf, dormir... un lit... sivouplééé... Mais non. Pas encore. Paskol nous dit d'attendre un peu avant de sortir de l'aéroport. Méheu... Mais en fait, c'est pour laisser sortir les autres voyageurs parce qu'on a un "comité d'accueil". De quoi donc ? Ca, regardez (désolé, il manque le son) :

tambours

(Un groupe de percus rien que pour nous !)

A peine on sort, bim bam boum tagadak pim poum (je fais bien les percus, hein), on est accueilli avec du bon rythme, des sourires, des accolades, le truc de fou. Et je vous dis pas la tête des gens qui se demandent ce qu'ils ont de spéciaux ceux-là, ces petits Français, avec leur tête toute fatiguée, leurs bras même pas bronzés... Et puis nous aussi, on comprend pas trop. On n'a encore rien fait, on vient d'arriver à peine, on ne sait même pas vraiment où et quand on est. Wahou... Chaud !

grptambours

(...)

Et puis un bus spécial pour nous nous attend, et les percus montent avec nous, toujours en chansons et tambours, et on rejoind notre logement à Belo. On dit au revoir aux musiciens, on s'instale dans nos chambres (par deux) et on souffle. Enfin. Paskol a retrouvé ses amis Batz et Guto (je vous les présenterai plus tard ces deux lascards) et il est parti direct chez le dentiste soigner sa mutation hamstéroïde. Et puis nous... dodo.

à suivre...

Posté par C_point à 03:25 - Mon Brésil - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2007

Le jour où on a fait une photo de groupe.

groupe1

(Photo de groupe juste avant le départ, quelle belle brochette de vainqueurs)

groupe_num

Ce jour la on est le Mardi 27 Juin 2006. On avait rendez-vous à 9h au lycée Nadaud pour peser nos bagages (on avait un poids limite), prendre quelques outils qu'on allait emmener sur le chantier et surtout pour monter dans les deux minibus qui allaient nous faire monter jusqu'à Paris.

Je vais faire les présentations, c'est la moindre des choses.

1 et 2 : nos deux chauffeurs de minibus, ils nous ont emmené jusqu'à Roissy-Charles de Gaulle et sont revenus nous chercher un mois plus tard.

3 : Olivier alias Bigadou. Professeur au Lycée Nadaud, il est l'un de nos quatre accompagnateurs pour la première fois. Et le surnom Bigadou lui vient du fait qu'il ne parle pas un mot de portugais et quand il a demandé une fois comment on disait "merci" (qui se dit normalement "obrigado") on lui a dit "bigadou" (ce qui veut effectivement dire "merci" mais pour un enfant qui apprend tout juste à parler).

4 : Christelle. De l'école Brassart.

5 : Yann. Lycéen.

6 : Pascal alias Paskol. Prof de dessin à Brassart, maintenant ancien président de l'asso, parle courament le portugais, connait Belo Horizonte comme sa poche. C'est notre guide et accompagnateur principal mais nous n'auront malheureusement pas le plaisir de le voir souvent car il avait comme projet de monter son école de graphisme là-bas et donc il a passé une grande partie de son temps à préparer le terrain pour lui et sa petite famille. Et son surnom Paskol lui vient d'une marque de bière locale, la Skol, dont nous avons été trop très friands.

7 : Pascal alias Paco. Très bon ami du premier Pascal, on l'appelle Paco pour ne pas confondre. C'est l'un de nos lien resté en France pour relayer les communications entre nos parents et nous. Suite au départ de Paskol au Brésil pour son école, Paco reprend la présidence de l'asso.

8 : Damien alias Dam. De l'école Brassart.

9 : Marie-Jeanne. Retraitée de l'enseignement, elle est en contact avec plein d'asso dans le monde qui concernent les enfants dont une au Brésil, la AMAS (Associaçio Municipal de Assistançia Social). On ne savait même pas qu'elle venait avec nous.

10 : Mathilde. Lycéenne.

11 : Thomas. Lycéen-footballeur.

12 : Julien. Lycéen.

13 : Quentin alias La Crevette vu son impressionnante musculature. Lycéen.

14 : Erwan : Lycéen.

15 : Jean-Yves alias Jean-Ivo. Prefesseur au Lycée, au poste d'accompagnateur depuis le début de l'asso, ne parle pas un mot de portugais (alors que c'est la 7ème année où il va passer un mois au Brésil) et se contente de mettre des "o" à la fin des mots pour arriver à un simili fran-tugais. C'est aussi notre chef de chantier. Par contre, on ne pourra pas compter sur lui pour sortir le soir.

16 : Fanny alias "Oh ! Fanny !". De l'école Brassart. Toujours en retard. Pour son surnom, il faut connaître Marcel Pagnol.

17 : Cécile (moi) alias La Grande Folle. De l'école Brassart. Pour mon surnom... bah, euh... je sais pas trop. Si ce n'est que j'étais très souvent de bonne humeur. En fait j'en sais rien.

18 : Benoît alias Ben. De l'école Brassart.

19 : Guillaume alias Guilerme. De l'école Brassart. Rugbyman au poste de demi d'ouverture. Pour son surnom, c'est comme ça que l'appelaient les enfants de la crèche.

20 : Matthieu alias Mathéos. De l'école Brassart. Son surnom lui vient aussi des enfants.

21 : Alexis alias Alessi. De l'école Brassart. Pareil que pour Guillaume et Matthieu concernant son surnom.

22 : Vignada alias La Japonnaise. De l'école Brassart. Son surnom lui vient aussi des enfants, qui après avoir essayé moult fois de prononcer son prénom correctement, ont décidé de la surnommer La Japonnaise. Ca ne lui a pas plu vu qu'elle est d'origine Laossienne.

23 (n'est pas sur la photo) : Stéphane. Prof à l'école Brassart. Notre quatrième accompagnateur. Il ne nous rejoindra sur place que mi-juillet car il a des obligations professionnelles à l'école à finir. De plus, ce grand gamin s'est cassé une jambe peu avant. C'est la première fois qu'il participe au voyage et est un peu déçu d'y aller avec des béquilles.

Voilà, les présentations sont faites. Prochain épisode : le départ.

Posté par C_point à 15:10 - Mon Brésil - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mars 2007

OP 7 : Jour J - 1

(à partir de maintenant, ce que je vais raconter sur mon voyage au Brésil sera le reflet de ce que j'ai vécu et ressenti personnellement. Je ne peux évidemment pas parler pour tout le groupe, chacun a vécu SON Brésil et si les bases sont communes, le ressenti reste l'affaire de chacun. Ca parait logique de dire ça mais je précise pour éviter de tomber dans le blabla "c'était tout beau, tout joli". Même si c'est vrai. Mais pas tout le temps quand même.)

(autre chose, je m'étais dit en commençant à raconter que j'assaisonerais mon récit avec des dessins, malheureusement ça prend du temps (je n'ai pas le crayon rapide) et comme je vais mettre des photos... ceci dit, il n'est pas impossible qu'il y ai quelques gribouilles de temps en temps.)

Et puis j'ai fait mes bagages...
Avant de les défaire.
Bah oui, j'avoue, peu de temps avant le départ j'ai eu un énorme doute. Partir à l'autre bout du monde pendant un mois, vivre tout ce temps en huis clos avec des jeunes que je connais à peine, dans un environnement potentiellement dangereux... alors je défais mes bagages. Je n'ai jamais supporté les colonies de vacances où j'allais quand j'étais petite, je vais me retrouver la plus vieille parmis les jeunes du haut de mes 25 ans (ce qui fait près de 10 ans de plus que les plus jeunes), je ne sais pas ce qui va se passer (j'aime bien savoir un minimum)... bref, en fait je cherche la moindre excuse, même la plus minable (comme celles ci-dessus) pour ne pas y aller. En fait, j'ai peur. Et puis il y a aussi le fait que je ne pourrai pas partager cette aventure avec une très bonne amie de classe car elle a préféré arrêter le projet rapidement pour assurer son diplôme. Donc voilà. Je ne sais plus si je veux vraiment y aller tout en sachant que je veux y aller. C'est simple, non ?
D'un autre côté, c'est une occasion de voyager que je n'aurai peut-être qu'une fois dans ma vie, je vais prendre l'avion pour la première fois, tous les échos que j'ai eu des "anciens" sont très positifs et puis c'est une expérience unique à laquelle peu de gens participent !
Allez, Carpe Diem ! Qui vivra, verra !
Mais bon, je doute. Je pense trop. Alors, je réfléchi aux conséquences qu'aurai mon désistement sur l'asso : primo, les billets d'avion étant nominatifs, ils ne sont ni échangeable ni remboursables et vu que c'est l'année de la Coupe du Monde, les prix ont explosés et ont failli faire annuler le voyage. Ca ferait un vrai gachi dans les finances de l'asso. Secondo, de mon côté, je perdrais les 500 € de participation que chacun à versé (500 € pour un mois tout compris c'est donné mais 500 € mis en l'air pour rien, ça fait mal. Bien sûr, l'asso m'aurai remboursé mais du coup elle aurait perdu ces 500 € plus environ 800 € d'avion. Donc pas glop.) Et tertio, si je n'y vais pas, non seulement je loupe quelque chose personnellement mais les autres aussi !! ;D
Donc voilà, je pars.

Lundi 26 Juin 2006 = J - 1
C'est notre dernier jour à l'école Brassart, le dernier jour de notre exposition de fin d'année (nos campagnes de pub qui valent pour notre diplôme), les dernières discussions avec nos profs, et puis la dernière fois qu'on se retrouve tous ensemble, toute la promo. On se fait une dernière soirée improvisée sur les quais de la Loire. On papote, on parle de ce qu'on va faire, chercher du boulot, dans quelle région, et patati et patata (en vrai, on boit des bières et on discute de tout et de rien, des sujets prennant parfois des airs philosophiques, parfois utopiques, parfois encore complètement dénués de sens).
Et moi, je m'en fous, je vais prendre l'avion demain direction BRASIL !!!
Euh... demain ? Quelle heure il est ? 2h du matin déjà ! Bon ben je rentre ! A tchao les gens, bonne route, bon vol !
Bah oui, je serais bien restée jusqu'à pas d'heure mais on a rendez-vous à 9h au Lycée pour le grand départ et même si je sais que je ne vais pas dormir, j'aimerai me reposer un peu quand même. Histoire de pas louper mon bus, ce serait con.

à suivre...


Posté par C_point à 06:17 - Mon Brésil - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »